Bienfaits d’avoir des ennemis

 

« Que Dieu me protège de mes amis, mes ennemis, je m’en charge !»

La vie est ainsi faite, les personnes qu’on aime doivent être constamment entretenues au risque de les perdre pour toujours. Nous avons des devoirs envers eux. Il faut les respecter et leur prouver notre amitié, car il n’y a pas d’amour mais des preuves d’amour. Il y a un travail considérable à faire pour  conserver nos amis. Devoir certes agréable, puisque l’on reçoit en échange tant d’amour et de joies, mais travail quand même car si on y faillit, une fois, deux fois, trois fois, c’en est terminé de l’amitié ! Pssst out ! Out de ma vie ! Aux suivants !

Par contre, quand il s’agit de nos ennemis, (et la liste est parfois aussi longue sinon plus que celle des amis) il n’y a rien à faire. Repos total. Pas besoin de les aimer, de penser à eux, de leur envoyer un gentil texto, leur rendre visite, s’inquiéter pour eux, de les porter et les supporter. Enfin bref, de compatir à leurs histoires. Tranquilles ! On est tranquilles  avec pleins de soucis en moins ! Nous n’avons plus de  comptes à leur rendre !

On a partagé de bons moments ensemble. On s’est entraidé.  On a ri et on a pleuré ensemble, à présent on est fâché, on ne se parle plus. On ne se fréquente plus. Une fois que l’on a dépassé le cap de la déception (amicale ou amoureuse) puis celle de la rupture (douloureuse) une fois que l’on a appris la leçon et soigné nos plaies, que l’on a tourné tant bien que mal la page, on n’a plus d’efforts à faire et plus de casse-tête à résoudre. La  vie est ainsi faite, il faut savoir tirer sa révérence pour aller vers d’autres horizons, d’autres fréquentations. D’autres expériences. Nous ne sommes pas perdants. Nous avons gagné une autre leçon de vie.

Finalement, j’aime bien mes ennemis, ils me rendent la vie plus facile !

Ils ne peuvent plus briser mon cœur.  Eux suivent leur chemin et moi le mien. Ils m’allègent et me permettent de penser à moi et de me consacrer à mon histoire. Aujourd’hui, je choisis mon bien-être. Je ne veux plus fréquenter les personnes négatives qui me sous-estiment, me font mal ou me déchirent en mille morceaux. Par leur départ hors de ma vie, ils m’ont permis de m’offrir des cadeaux par effet Boomerang. Aujourd’hui, le cadeau est pour moi-même, parce que je le mérite ! Oui cela me rend plus égoïste, mais n’est-ce-pas une bonne chose ? Penser à moi au lieu de me plier en quatre pour plaire à des amis qui n’en valent pas la peine ?

Mes ennemis  ne peuvent plus me massacrer avec leurs paroles assassines, ils ne me font plus mal avec leur regard jaloux et ils n’encombrent plus mon champ de vision ! Ils sont loin, très loin dans le décor et c’est bien ainsi.

Finalement, j’aime bien mes ennemis, ils me rendent la vie plus facile !

Je voudrais les appeler pour les remercier de ne plus faire partie de mes amis ! Je voudrais leur certifier combien ma vie est devenue plus agréable! Ils ne me manquent pas. Je voudrais leur offrir un bouquet de fleurs et leur confirmer combien ils me déchargent d’un poids qui m’était lourd à porter. Je me sens plus légère.  Je voudrais leur envoyer un message de reconnaissance et leur avouer que je me porte tellement bien grâce à leur absence ! Je voudrais même les embrasser ! Je leur ai pardonné. Qu’ils me pardonnent si  je leur ai fait du tort! Quelle paix ! Comme c’est gentil de leur part de m’avoir quittée ! Je ne les remercierai jamais assez ! Grâce à eux, je me sens mieux et je m’épanouis enfin dans mes activités ! N’est-ce-pas une consolation et un apaisement certain ? Une liberté que je ne soupçonnais pas ! Ah ! Combien ils m’étouffaient par leur propos, toujours mal à propos !

Finalement, j’aime bien mes ennemis, ils me rendent la vie plus facile !

Dans la vie, on ne sait jamais d’où arrive le bien. Parfois, il provient de nos ennemis les plus virulents. C’est comme pour les épreuves, de la plus terrible peut surgit une miséricorde insoupçonnable. Nos ennemis sont parfois un bienfait. Ma mère utilisait cette expression : “que Dieu augmente le nombre de tes ennemis.” Ils prouvent ta notoriété et au pire tu en tireras une leçon.

Rumi a dit : « La blessure est l’endroit par où entre la lumière. » Les mauvaises expériences nous forgent et nous apprennent à grandir et à devenir plus sages et plus philosophes.

Finalement, j’aime bien mes ennemis, ils me rendent la vie plus facile !

 

 

 

Salwa Tazi About Salwa Tazi

Comments

  1. Je suis très contente de vous lire Salwa.

  2. Des paroles de sagesse , nous avons des leçons à comprendre pour comprendre et nous épurer et avancer vers un chemin lumineux et bienfaisant….Merci à toi Tazi

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