Ici ou ailleurs

Ici ou Ailleurs
Mon fils chantonne: «mon pays natal va mal» je réplique: «le monde entier va mal! Ce mal sournois ronge chacun d’entre nous, ici ou ailleurs !
Partir pour trouver la quiétude est un leurre. On y trouvera un peu plus de sécurité, plus de liberté peut-être, le mal du pays certainement, mais rien ne changera vraiment pour nous parce que l’important ce n’est pas où nous sommes mais où nous EN sommes avec nous-mêmes.
Ici ou ailleurs, notre mal-être réside en nous. C’est lui qui nous étouffe. Nous l’alimentons à force pessimisme. Lorsque la frustration et la négativité nous enveloppent nous la transportons avec nous où que nous soyons.
Nous rêvons d’étoiles et d’immensité mais nous voyageons avec nos œillères, nos barrières, nos contradictions et notre mentalité étriquée. Quel paradoxe ! Cassons nos chaînes intérieures. Osons.
Notre mal-être relève de notre perception de la vie. Tout est question de perception. C’est elle qu’il faut corriger. C’est elle qu’il faut libérer. Nous sommes désorientés et largués dans un océan de confusion. Nous naviguons à l’aveugle. Nous tentons de survivre dans des eaux troubles. Déboussolés, comme les migrants nous sommes en quête d’un refuge dans un «ailleurs» à la Baudelaire : « Là où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. »
Lorsque l’on tente de définir clairement cet ailleurs, on ne sait pas. On bafouille : on évoque des concepts… liberté, démocratie, richesse, laïcité, droits… Certes, les droits y sont considérés, mais il y a surtout beaucoup de devoirs à respecter. Il y a aussi beaucoup de problèmes et d’injustices. Il suffit que cela nous atteigne pour que notre monde s’écroule. Ici ou ailleurs.
Tant que nous ne changeons pas nos paradigmes, tant que nous ne cherchons pas la paix, la sérénité et la gratitude au fond de nous-mêmes nous resterons persuadés «qu’ailleurs c’est meilleur.»
Or c’est ici et maintenant que nous respirons la vie. Souriez! Appréciez.

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