LA RÉSIGNATION EST AGRÉABLE À DIEU

 

Il n’est pas bon d’augmenter le nombre des larmes, car elles sont autant de gouttes qui tombent sur le cœur des morts qui nous sont chers.

Lalla Zhor, avait perdu deux de ses enfants. Elles les avaient beaucoup pleurés et elle avait gardé leurs vêtements au lieu de les donner aux pauvres. Elle avait d’autres enfants, mais rien ni personne ne la consolait de la perte de ses deux petits. Même leurs caresse lui servaient de prétexte pour verser de nouvelles larmes.

_ Que ne puis-je voir mes chers petits une fois encore ? Que ne puis-je les embrasser ne fût-ce qu’en rêve ? Disait-elle . Elle ne se soumettait pas à la volonté de Dieu qui les lui avait ravis.

Le temps coula comme coule un fleuve rapide et il se perdit dans l’éternité comme l’eau se perd dans les sables. Les enfants grandirent, Lalla Zhor vieillit. Les jours lui enseignèrent peu à peu la résignation et la patience. Une nuit, elle vit en rêve ses deux enfants. Ils étaient dans un grand jardin riche en fleurs et brillant de soleil.

  • Ô Mes enfants ! Ne reconnaissez-vous pas votre mère ? Que n’êtes-vous venus la consoler ?
  • Tu pleurais trop, mère chérie ! Chacune de tes larmes grossissait le fleuve qui sépare les vivants des morts. Lui répondirent- ils
  • Ne devons-nous pas pleurer nos morts ? Notre Seigneur Mohammed lui-même – sur Lui la prière et le salut- ne versa-t-il pas des larmes sur le fils qui fût ravi à son affection ? Leur dit-elle.
  • Certes, répondirent-ils, sa douleur fut grande, mais elle fut exempte de révolte.
  • Ne devrais-je plus désormais vous revoir ?
  • Tu nous reverras souvent, mère, car tu acceptes aujourd’hui avec résignation la volonté de Dieu – qu’Il soit exalté- et voici que nous sommes venus à toi et nous ne te quitterons jamais plus.

Chaque nuit, depuis lors, Lalla Zhor « vit diminuer les eaux du fleuve qui sépare les vivants des morts » et elle put enfin le traverser et demeurer à jamais avec ses enfants.

Salwa Tazi About Salwa Tazi

Speak Your Mind

*