Le passé est passé

 

Lorsque je schématise mon passé, je me rends compte que je le bloque dans un Espace-temps qui n’existe plus. Je l’enferme à double tour afin de le garder sous la main et le conserver comme une carapace protectrice (ou destructrice) pour le retrouver de temps à autre. Parfois pour me mortifier, d’autres fois pour le glorifier. Je le coince dans un cocon et je l’empêche de partir pour le ressasser et  le revivre encore et encore.

En emprisonnant mon passé, je n’arrange rien et les choses ne s’arrangent pas. Je replonge dans des émotions négatives, culpabilisantes  ou des faits et des actes qui n’existent plus mais que je tente tant bien que mal de recréer et de remettre au goût du jour. Mais comment resservir les restes froids d’un plat aussi bon soit-il ?

Au lieu de les libérer pour les voir surgir dans le ciel tels des papillons, je m’accroche désespérément à leur souvenir. Pourtant, ce sont ces émotions-là et ces pensées-là qui créent les moments de négativité. Pourquoi? Tout simplement parce qu’elles n’appartiennent plus au présent. Lorsque je retourne les chercher pour les ressentir et les revivre, je retourne à un passé qui n’est plus. Aussitôt que je m’affranchis de ce passé, je me libère en même temps du ressentiment, de l’amertume ou du regret, alors je me sens bien. Le passé ne m’alourdit plus et il ne m’étouffe plus.
Je deviens légère comme un papillon.

En laissant aller les évènements, j’attire d’autres pensées et d’autres émotions positives. Par les vibrations que j’émets, je crée de nouvelles perspectives bien plus constructives.
En me libérant du passé, je vis pleinement le temps présent, je m’ouvre au changement et j’accepte le renouvellement.

Ne pleurez plus à cause du passé. Apprenez ses leçons puis oubliez le.
Vivez en paix avec vous-mêmes, ici et maintenant. Savourez et respectez les vraies valeurs et vous n’aurez rien à craindre du futur.

About Salwa Tazi

Comments

  1. Le passé est jonché de fracas et de fleurs. On se sent plus attiré vers les arômes que vers les horreurs. On ne force pas le passé à dévoiler son spectre -qu’importe ses formes diverses- mais les souvenirs reviennent d’eux mêmes pour nous surprendre de leur présence inattendue et parfois incongrue.
    De là, on est porté à revivre la seule scène de circonstance et l’éplucher, ou bien la relier avec son opposée pour fermer la lucarne du passé et vivre le présent.
    Mais ce présent, nous projette aussi vers le futur, dont la conception n’est autre que la conjugaison du passé et du présent.
    Votre main qui emprisonne ce passé n’est pas imperméable. Elle recèle un passé vécu, un présent sur la voie de l’étre , et enfin, un futur à tenter. Les deux dernier temps ,ne sont pas concevables en dehors de l’ existence du premier, lequel crois tu fermement tenir en otage.

    • C’est beau et surtout très juste ce que vous dites sur le passé et le futur. Il y a aussi l’oubli. L’oubli involontaire du passé. Faut-il remercier le ciel de nous octroyer cette faculté d’oubli?

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