Mon voile est dans mon regard

Mon voile c’est mon regard. Regardez-moi. Dans les yeux.
Mon voile ? C’est mon caractère. Ma franchise. Mon voile c’est moi. Moi toute entière. Moi. Entière. Loyale. Fidèle à mes principes. Moi, sans artifices. Sans hypocrisies. Intègre. Non pas intégriste.
About Salwa Tazi

Comments

  1. Magnifiquement exprimé ma Salwa! L’intégrisme est un fléau mais seul l’amour peut en venir à bout.

  2. Bonjour, en toute franchise , j’avoue que je viens de vous décrouvrir grâce à une émission à la telé.
    Dans ce monde qui est devenu triste,austere,et inquisiteur ou l’on veut cacher la moitié de l’humainté en pretextant qu’elle apporte la ‘fitna’ comme ils disent,je me demandais ou sont les femmes qui veulent resister et imposer leur existence ,leur intelligence,et parfois même leur superiorité ! dans certains pays leur silence est assourdissant,et nous perdons chaque jour du terrain,et les autres avancent et décrétent,et interdisent en affirmant n’importe quoi,des inépties,des sottises ! car de nos jours,n’importe qui s’érige en ‘aalem’,érudit et que sais je encore ! il fut un temps ou pour enseigner,conseiller,expliquer le coran ,il fallait y être versé totalement,l’avoir lu et relu,l’avoir compris,appréhendé avec sagesse et sérénité,bref avoir au moins 75 ans ! de nos jours,on assiste à une cour de récréation ,ou des individus s’amusent avec des choses sérieuses,et c’est ceux-là même qui ont apporté LA FITNA !
    N’est pas savant qui veut.
    Je souhaite que beaucoup de femmes comme vous se fassent entendre,Bravo,merci d’éxister.

    • Merci pour vos mots. ( j’avais fait un lapsus, j’ai écrit maux!) Oui, j’ai choisis de remplir l’espace. Nous nous sommes trop longtemps tues. Au nom de la tolérance, du respect, ou je ne sais quoi encore! Mais la nature a horreur du vide, nous taire c’est permettre à d’autres de remplir l’espace, or nous avons tous droit à notre place au soleil! Merci encore.

  3. NOURR Edine says:

    De ces femmes qui savent et osent parler et pas seulement !
    Salwa Tazi, avec une innocence déconcertante qu’elle puise dans le patrimoine, revient sur le voile. Non celui qui ne coute que quelques dirhams mais celui qu’on ne peut acheter nulle part. Le voile tissé, fil par fil, entre les mains des mères, des soeurs,des tantes, des amies et des voisines. Celui de cette pudeur qui interdit le vulgaire, ignore le bestial et se calfeutre entre les cils qui tremblent et frémissent au mot “Amour” ! il est cette rougeur qui envahit les joues des filles qu’on découvre belles et qui craignent d’attirer les regards. Ce voile, là, il ne nous vient, ni de la Mecque, ni d’Afghanistan. Made in Morroco dira le père quand il bénit le gendre ou la belle mère quand elle enlace le couple qui se forme sous ses yeux, déjà pleins de larmes !
    Elle en parle, à la marocaine, pure et dure, refusant ce qui nous vient d’ailleurs entre les pages du livre sain, maquillant la vérité et souillant les paroles divines.
    Le voile et le vocable qu’il invente pour exister sur le corps des femmes inconscientes, celles qui nous trahissent pour l’image d’un paradis coloré, celles qui oublient que dans notre élégance locale, nos mères, nos sœurs et nos épouses ont une avance sur celles qui se déguisent en esclaves pour pouvoir vivre !
    Merci Salwa !

    • Je suis honorée et charmée par cette poésie et ces paroles sages. Ah! La vie serait bien plus simple! Quel beau compliment de la part d’un homme et d’un poète dans l’âme. Merci.

  4. Attention
    Une nouvelle lois est en cours d’adoption contre les regards boucliers, les regards hijab.

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