Le bonheur, dit la chanson, c’est quand on a vingt ans. Le bonheur, en fait, c’est aujourd’hui même. Il se cache dans l’instant présent. Ni dans les regrets du passé, ni dans l’espérance de demain avec son cortège de rêves fous.

Le bonheur? Il est là, seul et sans conditions. Tapi en chacun de nous. Il éclos seulement quand on comprend son langage. Un langage bien particulier. Car il en a, le coquin! Et certainement pas celui que l’on imagine! Le bonheur parle au cœur dénué d’artifices. Au cœur de celui qui sait garder ses désirs simples, sans attentes, à celui encore qui observe le monde avec des yeux grands ouverts. Émerveillés. Comme ceux d’un enfant.

Le bonheur n’a pas d’âge pas plus qu’il ne se contient dans un portefeuille bien garni. Une étude à ce propos, fut menée par un groupe d’experts américains. Il comparèrent l’aptitude à vivre heureux d’un groupe de personnes vivant à Calcutta avec celles de gens aisés de New York et Washington. Des gens d’affaires, riches, jeunes et moins jeunes, hommes, femmes célèbres, instruits etc. avec des personnes démunies en tout point de vue,. Curieusement ils on découvert que le pourcentage de gens heureux était bel et bien a Calcutta ! En plein bidonvilles, avec la misère comme sœur jumelle ! La solidarité y est plus forte et puis surtout ; le plaisir des choses simples de la vie, plus marqué. La bas, on ne s’encombre pas de futilités, de barrières ou de projets qui empoisonnent le présent. La bas on vit l’instant et on apprécie les petites joies. Peut-être faut il être bien places pour le savoir ? Peut-être que la lutte pour la survie auréole chaque moment de toutes les vertus ? Peut-être faut-il être bien placé pour savoir que la vie est tout simplement précieuse? Précieuse et inestimable qu’elle qu’en soit ses données. Le destin ne se discute pas mais tous avons notre étoile porte-bonheur. Si on la regardait au lieu de nous égarer?

Ailleurs, dans un cadre plus tragique, des mourants, incurables, au stade terminal, ressentent une paix de l’âme à peine descriptible. Ils réalisent à ces moments-là combien le souffle de vie est la valeur ultime. Irremplaçable. Ce qui importe avant tout à cette étape de leur vie est la foie sincère vouée au Créateur et l’amour partagé avec les siens. Et s’ils manifestent un regret, c’est celui d’avoir négligé leur vie durant, cette réalité, la seule authentique.

Le reste? Le reste, c’est du blabla d’hommes inconscients. D’hommes prisonniers de leur égo, privés de chaleur humaine et pauvres. Désespérément pauvres malgré leur fortune. La vraie richesse ne s’encombre pas d’objets brillants mais de lumière vivifiante.

Le bonheur, c’est apprendre à se contenter de ce que l’on a avec humilité et reconnaissance. Et nul n’est malheureux s’il connait son refuge intérieur. Une oasis de paix à la source divine. Éternelle à jamais.