Je ne défends pas l’homme. Je ne défends pas la femme. Je défends l’humanité.
En même temps, je ne combats pas les hommes. Je combats les théories qui font que l’être humain ne puisse pas s’épanouir. Je combats les préjugés qui font que l’on méprise notre prochain comme l’intolérance et l’injustice.
Je ne guerroie personne. Je ne lève l’arme sur personne. Il y a suffisamment de guerres qui ravagent le monde ! Je ne trempe mon glaive que dans l’encre du dialogue, et je suggère mon opinion. Avons nous par les temps qui courent encore droit à la parole ? Droit à la critique ?
En fait, ce n’est pas ma raison qui parle, c’est mon cœur. Et mon cœur a soif d’amour. Alors je cherche. Je cherche et j’imagine quels moyens me permettrons de m’entendre avec mes frères et sœurs. Et seule une combinaison s’impose dans mon esprit, la grande porte de la tolérance.
La tolérance peut nous aider à nous rapprocher les uns des autres. A comprendre et à accepter l’autre avec sa propre vision du monde. Il existe tellement de modes de vie différents qu’il serait stupide de nous cantonner dans celui-ci pour renier celui-là ! Et puis, il existe tellement de religions, de rites, de cultures et de coutumes enracinées en nous qu’il serait tout aussi stupide de nous contraindre à adopter celle-ci au détriment de celle-là si tel n’est pas notre besoin profond. Chaque être humain porte en lui une empreinte toute particulière. Unique. Chacun d’entre nous contribue à son niveau à l’édifice du monde. A chacun sa richesse, à chacun sa sensibilité propre. C’est ce qui, justement, fait la force de chaque personne. C’est ce qui en fait un homme ou une femme a part entière et non un pantin articulé à la solde d’un autre. C’est ainsi que le refrain change d’un homme à un autre, d’un pays à l’autre, d’une cuisine à l’autre, d’une religion à l’autre, d’une race à une autre, d’un parfum à l’autre, d’une sensibilité à une autre. Quelle diversité ! Quelle richesse !
Ah quel plaisir de voyager et de découvrir ces multitudes de cultures ! Quel plaisir de discuter et d’échanger nos points de vue ! J’aime chérir le seul et unique lien qui nous soude les uns aux autres, notre humanité.
La vie est si brève ! Donnons-nous le loisir de la parcourir dans la confiance et la fraternité. A notre rythme, selon notre conscience. Et bien naturellement sans nuire à la liberté d’autrui. L’intolérance, il ne faut pas l’oublier, prend source dans la bêtise et l’ignorance, et elle n’engendre que le désordre et la discorde.
Attachons nous à nous rendre meilleurs sans accuser l’autre de tous les maux. La poutre est à l’intérieur de notre œil. Attachons-nous aux valeurs vraies. Enfin, cultivons nos variétés et tels des artistes, intégrons-les dans notre palette. Une couleur de plus à consigner dans le tableau de notre vie ! Et voilà ce qui fera de nous un beau chef-d’œuvre !
A tout un chacun son originalité originelle…
Isn’t it ?