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Salut les copains !

Conte de Salwa Tazi

Salwa Tazi

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Il y avait une fois, un petit garçon qui ne voulait plus aller à l’école. Un matin, au réveil, il dit à sa maman :

— Maman chérie, je ne veux pas aller à l’école !

Sa maman réfléchit un bon moment puis elle répondit :

— Qui t’apprendra à compter ?

— Je sais déjà compter jusqu’à 49, sans respirer !

— Et tu connais ton alphabet ?

Le petit garçon répond :

— Bien sûr ! Je connais l’alphabet jusqu’au bout !

— Et ça termine où ?

— Ça commence par A, après on dit A,B,C,D,E,F,G, Z !

— Et la lecture ? Tu ne sais pas lire, mon fils !

— Je connais beaucoup d’histoires mais j’aime pas la lecture ! À l’école on nous apprend des histoires avec des animaux qui parlent et qui chantent ! Illou mon petit chien ne parle pas, et ne rit pas ! Mon chat Naz, ne sait ni lire ni écrire !

— Tu as raison, le chien aboie et le chat ronronne. Les animaux ne peuvent pas parler mais ils savent se faire comprendre.

— La maîtresse nous raconte des histoires avec un rat vert et une famille de chats qui parlent ! Maman ! Ça n’existe pas !

— Mais c’est pour rire !

— C’est pas rigolo ! fait Zayd en croisant ses mains derrière son dos.

— Alors où veux-tu aller ?

— Au Centre de Loisirs pour jouer !

— Et que feras-tu ?

— Du vélo et je jouerais avec mes voitures.

— Hum… Dit sa maman…

— Alors tant pis pour l’école !

— HOURRAH ! Hourrah ! S’écrie Zayd.

Ainsi, au lieu de prendre le chemin de l’école, Zayd et sa maman longèrent les rues qui mènent au Centre de Loisirs.

Zayd tient fermement la main de sa maman. Il est tellement content qu’il embrasse la main de sa maman tout en marchant.

— Merci maman, merci maman !

répète-t-il.

Sa maman ne dit rien. Elle avance tranquillement tout en expliquant à Zayd qu’elle le déposerait à l’entrée du Centre de Loisirs et qu’elle irait ensuite à son travail. Encore une fois, elle avertit Zayd qu’il n’y aura pas ses copains au Centre, car ils sont tous à l’école.

— Tu t’ennuieras sûrement, mon fils ! le prévient-elle.

— T’inquiète pas, maman chérie ! Il y a beaucoup de choses à faire dans un Centre de Loisirs !

Elle dépose donc le petit garçon à la porte du Centre, l’embrasse, puis elle appelle un taxi et elle s’en va à son travail.

Zayd se dépêche d’entrer au Centre. Comme il est chanceux de manquer l’école pendant que ses camarades travaillent ! Comme ils doivent l’envier ! Et puis, se dit-il, c’était mieux avant l’école ! Quand il était en grande section de maternelle, il jouait plus souvent et la maîtresse était plus gentille ! Avant, il avait beaucoup de temps pour s’amuser et il dessinait beaucoup. Il faisait de la peinture et la maîtresse racontait de belles histoires et les enfants chantaient tous les jours ! Maintenant au CP, la maîtresse ne sourit pas, elle refuse de le porter comme lorsqu’il était petit et elle le gronde parfois. Elle veut toujours que les enfants travaillent ! Elle dit que ce sont de grands garçons et filles et qu’ils doivent apprendre leurs leçons et faire leurs devoirs.

Mais Zayd n’est pas de cet avis. Il a beau se mesurer à ses grands frères et sa sœur, il n’est qu’un petit garçon ! Eux sont grands ! Mais lui ? C’est toujours un tout petit garçon !

L’écriture est si difficile avec ses barres et ses arrondis ! En plus il faut pas dépasser et écrire sur les lignes ! Tout ça est trop compliqué pour lui !

Et puis la lecture ! Comment apprendre à lire avec des histoires où les rats parlent ? Dans son livre de lecture, même les fleurs discutent avec les animaux ! Et puis, toute cette famille chat ! Ils jouent et ils savent lire ! Non, non, non ! Ce n’est pas sérieux l’école ! Ils disent des bêtises ! Zayd préfère jouer.

Tandis que Zayd parlait tout seul en marchant le long de l’allée à la recherche d’un copain, une grosse patte blanche se pose brutalement sur ses frêles épaules.

Zayd sursaute et lève les yeux et la tête pour voir ce qui se passe.

— C’est quoi ça ? se demande-t-il.

Son cœur se mit à battre très fort. Il cligne des yeux, puis il les frotte avec ses poings de peur d’avoir une vision, mais la grosse patte était bien sur son épaule !

Il n’ose pas crier. Il inspire profondément, rassemble son courage et demande d’un ton poli :

— Qui êtes-vous, monsieur ?

Zayd sait bien que ce n’est pas un monsieur. Les messieurs n’ont pas des pattes mais des mains. À peine a-t-il prononcé cette phrase qu’il entend un énorme éclat de rire.

— Moi ? Un monsieur ? Mais tu es bigleux ou quoi ? Tu ne me reconnais pas ?

— Si, si ! répéta Zayd en cherchant ses mots.

— Mais tu n’existes pas… Enfin, je crois !

— Je n’existe pas ? Et là, tu me vois ?

— Tu es… un lapin ? Le lapin de mon cahier de lecture ?

Zayd est bouche bée. Il voit Blancho le lapin espiègle en chair et en os. Blancho ! Le gros lapin blanc avec une tache noire sur le museau comme dans son livre de lecture ! Un lapin qui parle et qui est maintenant sur son épaule ! Blancho existe-t-il pour de vrai ou Zayd rêve-t-il ?

Zayd sent une grosse tape sur son autre épaule, mais il a plus de peur que de mal. Blancho le gros lapin est tranquillement assis sur ses épaules.

— Il n’y a pas de quoi rire ! Je ne m’attendais pas à te voir ici, au Centre de loisirs ! Pour moi, tu es seulement dans mon livre de lecture ! Comme les loups, tu n’existes pas. Le loup est seulement dans le livre du Petit Chaperon Rouge !

— Alors, quoi ? Tu n’es pas content de me rencontrer ?

— Bien sûr, monsieur Blancho… Pardon Blancho ! Mais pourquoi… Euh ! Tu es vraiment vivant ? C’est impossible ! Im…po…ssi…ble !

Blancho le lapin jette un regard étonné à Zayd puis il reprend :

— Sache, petit écolier, qu’impossible n’est pas français !

— Alors, c’est en arabe ou en anglais. En tout cas… Je ne t’ai jamais rencontré ici !

— Fastoche ! réplique Blancho, d’habitude tu viens ici quand il n’y a pas classe, mais moi, je viens ici, chaque fois que les enfants sont à l’école ! C’est donc à moi de te demander ce que tu fais là ! Tu devrais être à l’école, petit ! Tu devrais être en train d’apprendre à lire et à écrire.

Zayd, les larmes aux yeux, dit à Blancho :

— Je ne veux plus aller à l’école. C’est trop difficile pour moi. J’ai toujours mal à la tête ! Elle va exploser ! Je veux jouer, c’est mieux !

— Tu as raison, petit ! Moi aussi je préfère jouer ! Tiens ! Prête-moi ton vélo, je vais faire une farce à Cocorico !

— Cocorico ? Le maître Coq avec sa crête toute rouge ?

— Exactement !

— Il est venu lui aussi ?

— Comment ça, « il est venu » ? Mais on habite tous ici, en plein dans le Centre de Loisirs ! Cocorico habite là-bas dans le poulailler. Il est avec tous ses petits poussins. Regarde là-bas ! Les petits poussins avancent en file indienne, un derrière l’autre !

— Comme ils sont mignons ces poussins ! Où est leur maman ?

— Cocotte la maman poule, couve ses œufs. Elle est dans le poulailler. Suis-moi ! On va chercher Cocorico ! On va bien s’amuser !

Et Blancho s’empare du vélo de Zayd et il déguerpit !

Zayd a beau courir derrière lui, il n’arrive pas à le rattraper. Blancho est trop loin ! Soudain, au détour d’une allée, Blancho surgit d’un petit buisson de roses. Il fonce sur Zayd qui a à peine le temps de sauter au bord du chemin pour éviter de provoquer un accident. Blancho freine de justesse aux pieds de Zayd en faisant grincer les roues du vélo. Puis il siffle d’admiration :

— Quel joli vélo tu as Zayd ! Tu me le donnes ?

— Ni donner, ni prêter ! répondit Zayd en colère. Rends-moi mon vélo ! Je ne suis pas ton ami !

— Zayd ! Voyons ! Je suis en classe de CP comme toi ! Allez ! Passe-moi ton vélo ! Je veux juste faire un autre tour !

— Tu n’es qu’un… lapin ! Je veux dire… un drôle de… lapin ! Dans mon livre tu es gourmand et voleur. Tu grignotes du matin au soir. Tu manges même le bois… Je m’en souviens maintenant ! Tu te moques toujours de Sushi et Patchi les petits chats de Léon ! Ce n’est pas bien.

— Mais non ! Je ne me moque pas ! Je les taquine, c’est tout ! Allez ! Ne te fâche pas avec moi ! Je suis un gentil lapin !

Blancho ricane en montrant ses petites dents pointues. Il fait mille grimaces rigolotes avant de rajouter :

— Ah ! Ha ! Ha ! J’aime m’amuser avec mes copains !

— Alors, demande Zayd, curieux, où sont-ils tes amis ?

— La famille chat habite chez Léon le jardinier près de la rivière. Il y a Grand-père Chat avec ses grosses moustaches et Mamie Chatte, qui porte des lunettes jaunes et les jumeaux Sushi et Patchi. Ils adorent se prélasser au soleil. Ils aiment pêcher des poissons, attraper les sauterelles, les petits lézards et les papillons.

— Et Aneton l’âne, il est là ?

— Aneton ? Tu ne l’entends pas brailler ? Il est dans la grange au fond du pré. Aneton est bête. Il ne comprend rien. Il faut tout lui expliquer. Il arrache les plantes et il les mange ! Aneton est têtu. Il n’obéit jamais, mais grâce à lui tu peux faire le tour du Centre sur une charrette.

— Allons les voir ! proposa Zayd.

— Ah, non ! Prête-moi d’abord ton vélo et moi, je te prêterai ma trottinette !

— Tu as une trottinette ?

Blancho disparaît un court instant et sort des buissons une vieille trottinette.

Un lapin qui conduit une trottinette, Zayd n’avait jamais vu ça ! Zayd croit rêver. Il est de plus en plus surpris de découvrir tous ces animaux qui parlent.

— Maintenant, faisons la course !

— Bon, d’accord ! répondit Zayd qui commençait peu à peu à s’habituer à Blancho le Lapin en chair et en os. Malgré la vieille trottinette avec ses freins usés, Zayd est bien décidé à gagner la course.

— Je compte ! À vos marques, prêts, partez !

Zayd démarre comme une flèche. Il veut battre Blancho à la course. Zayd est agile et il pousse de toutes ses forces avec ses petites jambes. Blancho pédale vite, mais Zayd a pris une longueur d’avance sur lui. Il est si content d’être le champion ! Il éclate de rire chaque fois que Blancho se lamente en lui demandant de ralentir et de rouler moins vite !

— Youpi ! J’ai gagné même si ta trottinette est cassée ! Tu dois réparer ta vieille trottinette !

— Je cherche un mécanicien. Il n’y en a pas au Centre de loisirs. Tu sais réparer les trottinettes ?

— Non. Mon papa est très fort. Il sait tout faire.

— Alors tu viendras avec lui la prochaine fois et il m’aidera.

— O.K. Blancho, où est la maison de Cocorico ?

— Tu veux dire Maître Coq ? Tu veux qu’on lui rende visite ?

— Oui ! Je veux lui faire une surprise !

— Avance encore un peu et tourne à droite, le poulailler est caché derrière les roseaux.

Cette étrange rencontre avec Blancho et Aneton excitait beaucoup Zayd. Il avait hâte de raconter son aventure extraordinaire à ses copains et à ses parents.

En arrivant à la clairière, il aperçoit Cocorico sur son arbre perché. Il s’approche doucement et il dit :

— Bonjour Cocorico !

— Zayd ! Mais ! Tu n’es pas allé à l’école aujourd’hui ?

— Je ne veux plus aller à l’école ! Je préfère jouer !

— Malheureux ! Tu as fait l’école buissonnière ?

— Qu’est-ce que cela veut dire ?

— Quand les enfants ne vont pas à l’école, ils font l’école buissonnière !

— Sushi et Patchi ne vont pas à l’école !

— Les animaux ne vont pas à l’école.

— Moi, je voudrais bien aller à l’école avec Illou !

— Illou ? Qui est Illou ? Il n’est pas dans notre livre de lecture !

— Ben non ! répond Zayd en riant. Illou est mon chien !

Tandis qu’ils discutaient, Sushi s’approcha d’eux. Elle était jolie dans sa jupe orange, mais elle pleurait et Zayd pouvait à peine la comprendre. Patchi accourut à son tour et il expliqua que le vilain Blancho avait sauté dans une flaque d’eau et avait sali sa jolie robe orange, en l’éclaboussant.

Grand-père Chat était en colère. Il s’est fâché parce que Blancho a sali la robe de Sushi et qu’il a mangé le goûter que mamie Chatte a préparé en l’honneur de Zayd. Blancho a avalé toutes les saucisses, il a mangé tous les biscuits au chocolat et il a bu tous les Danup !

— Blancho le lapin est un voleur gourmand !

— Comme dans mon livre de lecture ?

— En classe, Blancho est sage parce qu’il a peur d’aller au piquet ou chez madame la directrice, mais ici, il fait le fou. C’est notre meilleur ennemi !

— Votre « meilleur-ennemi » ?

Se demande Zayd sans trop comprendre.

— Il fait trop de bêtises et parfois on se fâche et on se dispute, même si on l’aime bien… Un peu comme toi et tes frères et sœurs. Vous vous aimez mais vous vous battez aussi, n’est-ce pas ?

— Oui, c’est vrai !

Zayd réfléchit un instant, puis il dit :

— Il faut le punir et lui donner une bonne leçon !

— Oui, oui ! Faisons-lui une bonne farce !

— Écoutez, mes amis, nous allons préparer un gâteau à la crème, mais au lieu de mettre de la crème nous étalerons de la boue et au lieu de le décorer avec des pommes, nous allons poser des petits cailloux. Comme boisson, nous allons faire un jus d’herbes ! Blancho pensera que c’est un sirop de menthe !

— Scoubidoubidou ! s’écria Sushi.

— Tape cinq !

— Allons-y tout de suite ! ajouta Patchi.

— Hi Han ! Hi Han ! dit l’âne Aneton en brayant.

Dans le plus grand secret, Cocotte offre à Mamie Chatte quatre œufs pour faire le gâteau. Patchi prépare la limonade au jus d’herbes et Sushi décore la table avec des fleurs.

Zayd a pensé à un autre piège : il creuse un gros trou dans la terre et il le couvre de branches… Blancho tombera dans le piège !

Peu de temps après ils appelèrent Blancho. Celui-ci ne se doute de rien. Il est fier de s’asseoir à leur table. Comme il est gourmand, il bavait en regardant le beau gâteau.

— Je peux manger une part de gâteau ? demanda-t-il.

— Tu peux tout manger et tout boire. Tu es notre ami !

Quand il avale le gâteau, son ventre se mit à gargouiller et il se mit à gonfler comme un ballon de foot. Il boit le sirop mais il le crache tellement il est amer. Beurk ! C’est pas bon ! Blancho s’enfuit et… il tombe dans le fossé quelques mètres plus loin. Et plaf !

Zayd et ses amis se mirent à rire en se moquant de lui. Blancho les supplia de l’aider à sortir du fossé en leur promettant de ne plus recommencer et d’être plus sage, mais Zayd conseilla à ses copains de le garder prisonnier jusqu’au lendemain matin.

Blancho criait très fort mais personne ne veut le secourir. Il a bien mérité sa punition !

Cocorico remercie Zayd pour son aide et lui propose de le raccompagner. Il emprunte la trottinette de Blancho, tandis que Patchi roule sur le vélo neuf de Zayd, déjà sali par la boue. En chemin, Zayd leur demande de venir avec lui à l’école.

— Tu veux retourner à l’école ? Tu as changé d’avis ?

— L’école c’est bien ! On apprend beaucoup de choses et on rencontre de bons amis.

Zayd veut présenter ses nouveaux amis à sa maman, à son père, ses frères et à sa grande sœur. Il veut raconter à sa maîtresse que les animaux parlent comme dans son livre d’école. Sa grande sœur ne le croirait pas à coup sûr. Et ses copains, le croiraient-ils ?

Maître Cocorico continue de donner ses conseils :

— Va à l’école, c’est important. Ne la manque jamais, sauf si tu es malade. Aneton, l’âne, est bête parce qu’il ne va pas à l’école. Il ne sait rien, il n’apprend rien. Ne fais pas comme lui ! Tu es très intelligent, Zayd ! À l’école tu apprendras à lire et à écrire. Tu apprendras à construire des voitures ou des maisons, tu iras peut-être sur la lune ou tu visiteras des planètes, tu seras un bon docteur et tu soigneras des enfants, tu pourras devenir un gendarme et tu arrêteras les voleurs, ou tu seras un pilote d’avion…

Zayd l’interrompt :

— Je préfère jouer avec Sushi et Patchi ! Je veux qu’ils m’apprennent à grimper aux arbres !

— Bien sûr ! Sois patient, attends les vacances scolaires et viens nous rejoindre ! Nous dévalerons à vélo toutes les dunes du Centre de Loisirs, nous t’apprendrons à pêcher et à grimper aux arbres, Blancho sera vert de jalousie !

Zayd rit de bon cœur en pensant à Blancho, le prisonnier des chats. Il était fier d’avoir trouvé cette bonne farce.

En arrivant à la porte de sortie du Centre, Grand-père Chat lui tend sa patte et lui miaula à l’oreille :

— À partir d’aujourd’hui, chaque fois que tu ouvriras ton livre de lecture, fais bien attention, nous te ferons un clin d’œil. Ce sera notre secret. O.K. ?

— O.K. ! répondit Zayd. Je suivrai vos aventures avec Blancho, le lapin, mais si vous avez besoin d’aide, appelez-moi, mes amis, je viendrai avec le lance-pierre de mon grand frère !

— Ça roule ! Salut Zayd !

— Salut les copains ! Je me suis bien amusé ! À la prochaine fois !

✦ Fin ✦